14 avril 2006

enfin une bonne décision

Si l'esap ferme c'est d'abord de la responsabilité de son directeur qui pendant ces six années n'a pas su ou voulu atteindre les objectifs que lui avaient fixé de façon très claire J.-P. Alduy et M. Freinex en 1999.
D'ailleurs il est choquant de remarquer à quel point Vincent-Emmanuel Guitter est étranger aux réactions de son école, peut-être lui a-t-on déjà garanti son avenir et celui de sa femme...
Quand aux enseignants il est maintenant trop tard pour réagir. Chacun dans son coin a accepté le démantèlement des enseignements, l'abandon des techniques dites classiques, la "ringardisation" de certaines pratiques et la mise au placard d'enseignants compétents...
Pour les étudiants c'est une chance. Ils ne seront plus les cobayes malgré eux d'une expérience pédagogique malheureuse. Ils pourront intégrer des écoles d'art dont les cursus et les enseignements sont reconnus nationalement (Toulouse, Montpellier, Nîmes, Aix/Marseille). Ils n'auront pas à la fin de leur cursus un diplôme dévalorisé par l'image catastrophique que véhiculait l'esa de perpignan, mais un vrais diplôme sanctionnant des aptitudes et des compétences.
La seule chose que l'on puisse regretter c'est que Vincent-Emmanuel Guitter entraîne dans sa chute une institution veille de 150 ans dans notre ville. L'école "expérimentale" a vécu, le maire vient de signifier la fin de l'expérimentation.

1 Comments:

Anonymous Invité said...

L'INDEPENDANT
Edition du 25 Mars 2006
P y r é n é e s - O r i e n t a l e s

Cinquième jour de mobilisation aux Beaux-Arts, contre la fermeture de l’école annoncée par le maire. Hier, entre rumeurs et mails anonymes, le directeur de l’établissement est sorti de sa réserve. De son côté, le maire campe sur ses positions.

Tendus, ultra tendus. Les desseins de l’école des Beaux-Arts peinaient hier, plus que jamais, à trouver de clairs contours. La veille, le maire était venu annoncer officiellement la fermeture définitive de l’établissement. Etudiants et enseignants ne baissaient pourtant pas les bras, fermement décidés à poursuivre la lutte. Blessés certes, fatigués mais également lourdement contaminés par les rumeurs et les non-dits. Un mail anonyme envoyé jeudi vers 17h30, intitulé " Enfin une bonne décision pour l’ESAP" est en effet venu pointer du doigt l’actuel directeur, Vincent Emmanuel Guitter. "Si l’ESAP ferme, c’est d’abord de la responsabilité de son directeur qui n’a pas su ou voulu atteindre les objectifs fixés." Et la missive électronique de poursuivre: "Il est très choquant de remarquer à quel point le directeur est étranger aux réactions de son école. (…) Pour les étudiants c’est une chance. Ils ne seront plus les cobayes malgré eux d’une expérience pédagogique malheureuse." Aussi accusateur soit-il, ce mail faisait écho à une série de rumeurs selon lesquelles le directeur était "de mèche" avec la municipalité. Ce même directeur, qui depuis l’annonce de la fermeture, s’était abstenu de tout commentaire, a fini par craquer, dénonçant "les salauds et les ordures" qui avaient rédigé ce texte. Plus posé par la suite, "chagriné", Guitter s’est lancé, devant les étudiants, dans une longue explication de texte. "Si je n’ai rien dit jusqu’alors, ce n’est ni par droit ni devoir de réserve. J’ai simplement appris à devenir pragmatique face à certaines situations. Au moment du reclassement, ce sera à moi que l’on demandera d’être efficace." Il fallait alors crever l’abcès. Oui, il avait, il y a un an, alerté la mairie sur les difficultés de l’ESAP. Oui, une contre-proposition avait été rédigée par le directeur et certains enseignants. Le projet avait d’ailleurs été remis au maire en janvier. "Mais à aucun moment, il n’était question de fermeture aussi brutale." Silence dans la salle. Un second professeur craque… Voix étranglée et larmes. "Il faut oublier ses ego et penser ensemble au sens commun." La sonnerie d’un portable vient alors marquer le grand tournant de la journée. Le ministère de la Culture ne cautionnerait pas la fermeture de l’école, contrairement à ce qu’avait pu annoncer Jean-Paul Alduy. Flou artistique total. Brouillage des pistes. Qui croire? Immédiatement contacté, JPA reçoit trois étudiantes à la mairie.
Aurélie relate l’entretien: "Le maire nous a répondu que de toute façon, le ministère n’avait pas à donner son aval dans le cadre d’une fermeture d’école municipale. Que lui, JPA, n’avait pas à demander l’autorisation et il a fini par dire qu’il ne fallait surtout pas se tromper sur sa détermination…" Lundi soir, le conseil municipal s’exprimera sur le sujet.
S. Canal

14/4/06 20:19  

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